Ici l'association culture art polar sud Aveyron parle de polar et de vin en bonne compagnie. Actualité sur la littérature policière. Festival du polar de Millau et prix Robin Cook.
Lors d'un récent atelier nous avons eu comme jeu d'écriture, la contrainte de placer dans un texte des répliques de film. la liste en téléchargeable en fin de page.
Ne pas confondre tirades de films avec tirages de fils ! n'est ce pas Michèle ?😉
Des participantes à un club de lecture se sont amusées de cette contrainte et avec elle, elles sont tiré au sort 4 répliques qu'elles ont intégrées dans leurs textes.
voici le texte transmis par Martine Chêne :
A vous de trouver dans son texte des répliques célèbres, en commentaires, vous donnez les titres des films, l'acteur, l'actrice, le réalisateur, année
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C’est un coefficient élevé. Les vagues poussées par la houle ont submergé les rochers, le
varech ondule à la surface. Sous l’eau, la vie reprend. L’oxygène booste l’énergie. On
s’agite, on se déplace en quête de nourriture. On profite de l’accalmie de la mer étale
avant le reflux.
Mais la tranquillité est de courte durée. C’est d’abord une rumeur qui s’amplifie : appels
joyeux, cris, éclats de rires.
Comme les grandes marées, les pêcheurs de coquillages foncent sur la plage et
s’équilibrent sur les rochers glissants.
Les voilà, armés de tout leur attirail : bottes, épuisettes, couteaux suisses, paniers et
seaux. Les salauds de pauvres viennent faire la razzia dans l’estran. Sous l’eau, c’est le
repli. Je me fonds dans le sable et file sous un rocher aiguisé.
Des gros flocs. Un prédateur s’approche. Je l’ai repéré. La casquette vissée sur ses
mèches grises, il a un gros bazar pour débusquer ses proies à l’abri sous les rochers. Le
chasseur professionnel muni de ses harpon, pic à glace et gants renforcés pour remplir
son panier.
Floc, floc, floc. De petits orteils coincés dans des méduses translucides sautillent dans les
mares derrière les bottes. « Papy, ça pique les jambes ». « C’est l’eau salée Louison, allez
passe bien ton épuisette dans l’eau », le vieux ne quitte pas l’eau des yeux, soulève les
rochers, fouille dans les algues, agite l’eau des mares. Il ne m’a pas déniché, distrait par
sa Louison toute fière d’avoir chopé une étrille dans son épuisette « j’en ai un, j’en ai un »,
« mais Louison, c’est trop petit. ! Tu me fends le cœur à attraper des bêtes aussi riquiqui, y
a rien à manger là-dedans ! ».
Le vieux s’attarde, son harpon toujours prêt à attaquer. Louison boude et voudrait rentrer à
la maison.
Je commence à m’impatienter sous mon rocher. Et ces petits orteils, ces petits orteils, ça
m’inspire... je bondis, je pince et repince et file me fondre dans une grotte. Au-dessus, ça
hurle, ça pleure « si j’aurai su, j’aurais pas venu ! ». Le vieux, furieux, renonce à sa pêche
« allez, on rentre à la maison, mais Louison je t’ai déjà dit qu’il faut dire si j’avais su, je
se.... ». Les flocs et les voix s’éloignent en soubresauts. Enfin libre de ressortir
sereinement de mon rocher et reprendre le cours de ma vie !
vous pouvez aussi faire le même exercice avec la liste